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Le RDV du Collectionneur: Olivier alias MacFlan

Nouvel épisode du RDV du Collectionneur avec Olivier, plus connu sous le pseudonyme de MacFlan. Grand passionné de jouets vintage, il vient se livrer un peu plus pour notre plaisir dans votre web magazine ToyzMag!

 

Macflan in the flesh - sort of

 

ToyzMag: Bonjour Olivier, peux-tu te présenter à nos lecteurs

Olivier: Salut à tous. Je m’appelle Olivier, je viens de souffler mes 40 bougies, gloups! Gros fan de « Retour vers le futur« , comme l’indique mon pseudo, conçu comme un hommage à la géniale VF du film (« Alors Macflan, espèce de crème anglaise, j’croyais t’avoir dit d’plus foutre les pieds ici… »)

Il y a quatre ans, j’ai d’ailleurs quitté la France pour aller m’installer non loin de Hill Valley, à Los Angeles, où je suis journaliste ciné, romancier et scénariste. Pas le meilleur endroit pour choper de la belle boîte française, mon péché mignon, mais je suis tombé amoureux de la Californie à 17 ans, lors d’un voyage scolaire avec ma prof d’Histoire. Je m’étais juré d’y retourner, et… je tiens toujours mes promesses !

Voilà dix ans environ que je collectionne les jouets que j’ai connu enfant. Ça ne me résume pas, mais c’est un aspect important de ma vie. Mon nouveau roman, sur lequel je travaille en ce moment, tourne d’ailleurs autour des jouets, de l’enfance, et… du voyage dans le temps. Ce thème de la SF m’a toujours fasciné, de « la Machine à explorer le temps », de George Pal, au roman de Richard Matheson « le Jeune homme, la mort et le temps ». Pour moi, les jouets vintage sont d’ailleurs autant de petites machines à remonter le temps, ou, plus exactement, à retomber en enfance.

Vue collec

ToyzMag: Quand et comment t’es venue l’idée de collectionner des jouets en tant qu’adulte?

Olivier: Comme pour beaucoup d’entre nous, je pense, j’ai attrapé le virus de la collectionnite sur un site bien connu de ventes aux enchères. C’était il y a environ dix ans. Je traînassais sans rien chercher de particulier. C’est lui qui m’a trouvé : Goldorak, le grand. Le jumbo, qui nous paraissait haut comme un building, à travers nos yeux d’enfants. Je ne l’avais pas eu gamin (j’avais dû me contenter du mini-jumbo de Fabianplastica, que je traînais jusque dans la salle d’attente du docteur), mais j’avais pas mal joué avec chez les copains. J’imagine qu’il y avait une dimension de revanche dans cet achat, même si j’étais un enfant plutôt gâté.

Le truc, c’est que je n’ai malheureusement gardé aucun de mes jouets d’enfance. Un jour, ma mère m’a proposé d’en faire don à l’école où elle bossait comme instit maternelle, et j’ai dit oui. J’étais un grand, vous comprenez. J’avais délaissé les jouets pour la console ou l’Amstrad, je commençais à m’intéresser de très près aux filles… Pourquoi aurais-je voulu garder mes jouets? Arf. Faut réfléchir, McFly! Faut réfléchir!

Petit à petit, je me suis donc mis à racheter les jouets de ma jeunesse. D’abord ceux que mon frère et moi avions eus, comme le Goldo Mattel die-cast et sa soucoupe, les poupées 12 pouces de Luc Skywalker et Sispéo, l’agent 004 Big Jim et son camping car bleu, ou encore Musclor et Skeletor. Puis ceux avec lesquels j’avais joué chez les copains, comme le Superman 12 pouces Mego, le Professeur Simon et le Cyberlabe du Capitaine Flam, ou les jumelles rouges Tomytronic. Ensuite, je me suis intéressé à des gammes qui m’étaient passées au-dessus de la tête, gamin, comme Il était une fois l’espace, San Ku Kai ou X-Or. Pour finir, j’ai étendu mon rayon d’action aux calendriers, albums Panini, verres à moutarde, 45 tours, catalogues, etc.

Pour le jouet, je me suis vite imposé quelques règles : me limiter exclusivement aux boîtes françaises, de préférence scellées d’origine. «Slipfresh», comme dirait quelqu’un que je connais… Le truc, c’est que les jouets qui me faisaient baver étant môme, dans les rayons de l’hypermarché ou chez le marchand de journaux, ils n’étaient pas dans des boîtes italiennes, allemandes ou japonaises. Ils étaient dans des boîtes françaises, avec la mention «Vu à la TV » écrite en français, et le logo TF1 ou A2 d’époque. Autant dire que j’achète au compte-goutte ! Mais en dix ans, j’ai quand même réussi à accumuler quelques très jolies pièces.

Je suis un collectionneur «affectif». Pour moi, le jouet est un lien avec le passé. Un vestige d’un continent enseveli sous les sables du temps: l’Enfance. Mon enfance. Ainsi, à quelques exceptions près, je ne m’intéresse qu’au vintage. Sur un strict plan esthétique, je reconnais que les figurines MOTU Classics, par exemple, sont très réussies. Elles ont davantage de points d’articulation que leurs homologues vintage. Elles n’ont qu’un défaut à mes yeux : elles n’ont pas été produites entre 1981 et 1986! Le moderne, les rééditions, le néo-vintage, tout ça me laisse froid. A l’hyperréalisme des Hot Toys, je préférai toujours le charme naïf d’une bonne vieille figurine Mego dans son jus, avec son costume-pyjama !

Après, une collection, c’est un peu comme un beau paysage: en jouir tout seul, c’est bien; mais la partager, c’est mieux! C’est pourquoi je suis présent sur des forums de passionnés comme la Malle ou Collect’All. Pas pour me la péter, mais pour partager mes trésors. C’est pourquoi mes posts ressemblent un peu à des reviews: j’essaie de faire en sorte qu’ils soient un peu documentés, bien illustrés. Les commentaires élogieux, c’est toujours sympa, mais ma vraie récompense, c’est de sentir que j’ai réussi à distiller quelques infos, ou à communiquer un peu de l’enthousiasme que m’inspire le jouet ou la gamme dont j’ai choisi de parler.

Mais je suis aussi là pour apprendre, et j’en apprends tous les jours ! Je suis un peu nerd, car à partir du moment où j’ai un jouet dans le viseur, il me faut tout savoir à son sujet : l’historique de sa production, les différentes variantes, les différents boîtages

Soldat du feu

ToyzMag: Quelles sont tes gammes favorites et pourquoi? Lesquelles collectionnes-tu avec assiduité?

Olivier: Je ne suis pas complétiste dans l’âme. Même sur une gamme que j’adore comme Capitaine Flam, je ne cherche pas à tout avoir le Cyberlabe DX, par exemple, me laisse froid. Je lui préfère nettement le petit Cyberlabe. En fait, ma collection est une sorte de best-of de ce qui me faisait rêver étant gosse : je préfère me limiter à quelques belles pièces bien choisies, bien mises en valeur, mais dans plein de gammes différentes.

Cela dit, il y a des gammes que j’ai complétées, comme par exemple Il était une fois l’espace, qui comptent pour moi parmi les plus éclatantes réussites de Popy, que ce soit par le souci du détail dont témoignent les figurines die-cast et leurs véhicules, ou par la richesse graphique des boîtes-fenêtres. Il me reste encore pas mal de graals à trouver, comme le vaisseau LL928 de Lego misb, le Roller Sky d’X-Or en boîte française, le Goldorak die-cast de Mattel en boîte solo, le Game & Watch «Helmet» en boîtage J.i21, et quelques MOTU en carte Yellow Border.

Mais j’ai surtout un faible pour les poupées-mannequins. Les 12 pouces, notamment. Je cherche toujours celle de ROM, le cyborg en fer blanc dont je suivais les aventures dans «Strange», en boîte Meccano. Le Spidey Mego dans la variante de boîte Pin Pin Toys qui figure en couv de «Nos années Strange». Et surtout, le graal des graals à mes yeux : l’insaisissable Capitaine Flam de Ceji-Arbois neuf en blister.

Liabe arrie-re

ToyzMag: Peux-tu nous raconter une anecdote de ton enfance liée aux jouets?

Olivier: Je crois que j’ai envie de parler des Noëls chez tonton Bernard, qui hélas nous a quittés, et tata Simone. C’était toujours magique. A minuit, le repas terminé, on sonnait à la porte (c’était un de mes grands cousins qui jouait les Pères Noël, comme je devais l’apprendre plus tard.) On se figeait un instant avant de se précipiter au salon, où l’on trouvait un tas de cadeaux au pied du sapin. Le Scout Walker du « Retour du Jedi » et la Rancho rouge de Joustra, ma première voiture radiocommandée, m’ont particulièrement marqué. Ce sont eux aussi, tonton Bernard et tata Simone, qui m’ont offert mon tout premier Game & Watch, Helmet, bien avant que les jeux électroniques n’envahissent les cours de récré.

Bomber X sepia group

ToyzMag: Si tu devais rencontrer ton héros, qui serait-il?

Olivier: Tom Sawyer, assurément. Parce qu’il n’a peur de rien : c’est un Américain! Enfin, chaque fois qu’il croise Joe l’Indien, il est un peu liquide, quand même… C’est un de mes grands regrets que cet animé que je revois régulièrement et pas plus tard quen ce moment! nait pas eu droit à sa ligne de toys, en dehors de l’affreuse poupée italienne «Tom Story»… Personnellement, j’aurais bien vu des blisters Ceji 3 figurines sur le modèle de ceux de «Remi» ou «Dr Snuggles». Je me console avec un cellulo, que j’ai fait encadrer. **

X-Or

Un très grand merci à Olivier de s’être prêté à notre petit jeu de l’interview! Vous pouvez le retrouver sur le forum de la Malle aux Jouets ainsi que de Collect’All pour partager sa passion du jouets! Rendez – vous Dimanche prochain avec un nouveau collectionneur de jouets! Vous pouvez retrouver les tee shirt que porte Olivier sur le site http://davi-art-tee.spreadshirt.fr/. Merci Olivier

 

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17 Responses à " Le RDV du Collectionneur: Olivier alias MacFlan "

  1. KissFan dit :

    Une interview vraiment très plaisante :) De très jolies choses dans ta collection Olivier, certaines sûrement assez rares; elles sont bien conservées et bien mises en valeur. Un coup de coeur en revoyant X-Or dans son conditionnement Bandaï fr.

  2. trumanshower dit :

    Slipfresh, c’est le mot !! sympa cette nouvelle interview !

  3. sith dit :

    très sympa la collection ! j’adore ! Etat impeccable. Ces boîtes, ça va pas plaire au front de libération du jouet!:-)
    collectionneur depuis 10 ans, tu as donc fait migrer ta collec en cours avec toi y’a 4 ans ? ça n’a pas dû être de tout repos. (Je suis en France mais né à Bénicia, ma famille maternelle est de Vallejo.)Même si là-bas, on est pas voisin de palier, au plaisir de se croiser peut être un jour ! Merci à Nicko pour le partage !

    • Nicko dit :

      Merci à toi Chris pour ta lecture régulière! 😉

    • Olivier dit :

      Merci pour ton com, Sith :-)

      Déplacer les toys, pour un déménagement par exemple, est déjà une opération très délicate, alors c’est vrai que les faire voyager par containers, c’était un moment.. stressant, on va dire! Mais avec beaucoup de papier-bulle et de bonnes assurances, on s’en sort 😉

  4. semias dit :

    Un e collection remplit de nostalgie, que du bien être.

  5. guillaume dit :

    bravo pour cette superbe collection! de magnifiques pièces qui n’ont pas du être de tout repos à dénicher :) j’adhère complètement à ta philosophie de collection (même si, malgré son hyperréalisme, je pense que tu craqueras quand même, tout comme beaucoup, pour le superbe Marty McFly de chez HotToys 😉 )

    • Olivier dit :

      Merci Guillaume.

      En effet, pour acquérir certaines pièces, il a fallu un savant mélange de chance et de ténacité.

      Tu as visé juste avec le Marty de chez HotToys: j’avoue que j’ai été bluffé en voyant les photos, et je sens qu’il va bientôt rejoindre ma DeLorean Lego 😉

  6. Hachiman dit :

    Merci Nicko pour cette nouvelle entrevue. C’est bien sympa de pouvoir « découvrir » un peu plus tous ces collectionneurs. Et merci à MacFlan d’avoir jouer le jeu. :)

  7. Wit dit :

    Et où peut on le contacter ce MacFlan ?

  8. Une superbe interview accompagnée de superbes photos !

    @Romplaymobil







































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