Générations SF : interview exclusive d’Arnaud Grunberg

Après Patrice Girod, dont nous avons publié l’interview hier, c’est l’autre auteur du livre Générations Science-Fiction qui répond à nos question aujourd’hui.

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Arnaud Grunberg, bonjour. Qu’est-ce qui vous a conduit à co-écrire ce livre avec Patrice Girod ?

Nous en parlions depuis quelque temps déjà. Il a trouvé sa place dans notre agenda et on souhaitait participer à la grande fête de la fin d’année 2015 qui est marquée par Retour vers le futur et Star Wars.

 

Le regard de la société sur la SF a beaucoup changé, que pensez-vous de cette évolution ?

C’est une question de nombre à mon sens. Une partie de la société a changé son regard sur elle-même. Elle se reconnaît ouvertement, sans honte ni snobisme, dans ces oeuvres. Cela n’empêche pas d’avoir un regard critique sur les films. Tout ne se vaut pas, même si toutes ces oeuvres ont des qualités.

Les nouveaux médias ont permis un élargissement de la parole : tout le monde peut s’exprimer. Il reste toutefois une partie de la population qui est réticente ou qui ne comprend pas cette culture. On n’a pas besoin que nos goûts soient validés par tous, même si on est mu par l’envie de partager le plus possible. C’est important, le partage. C’est un moyen de mettre un terme à un malentendu : il ne faut pas mettre toute la SF dans le même panier. J’ai l’impression que le regard négatif de certains est le fruit de mauvaises expériences.

 

Nos lecteurs connaissent votre travail de conservation grâce notamment à des expositions comme celle qui s’est déroulé au musée des Arts décoratifs en 2012.

Vos archives constituent un fonds unique au monde, pourra-t-on voir un jour un musée dédié à vos collections ?

C’est de l’ordre du possible. Cela fait partie des choses auxquelles ont réfléchit. Peut-être que le livre va y contribuer. C’est surprenant comment quelques milliers d’exemplaires d’un livre pèsent plus de ce point de vue que des expositions vues par 500 000 personnes.

 

Combien de ces pièces sont présentées dans le livre ?

Environ 500 objets, c’est peut-être trop… D’une manière générale, l’ampleur de ma collection me surprend parfois. On n’a pas vocation à être la BNF. Ce n’est pas la quantité qui nous intéresse.

Toutes sont-elles issues de votre collection ?

Tout provient en effet de la collection, même si je crois pas que nous l’ayons mentionné dans l’ouvrage.

Y-a-t-il une pièce en particulier, qu’elle figure ou non dans Générations Science-Fiction, dont vous aimeriez parler à nos lecteurs ?

Ma passion est intacte, j’aime toujours autant et pour les mêmes raisons un objet que j’ai acheté il y a dix ans. Il y a des pièces de j’adore et d’autres que j’ai pu redécouvrir à travers ce travail. C’est une belle histoire, celle de la main de Luke [NDLR : mentionnée par Patrice Girod dans l’interview publiée hier dans nos colonnes]. Peut-être que l’histoire du nouveau film tourne autour de collectionneurs ?

 

Vous êtes un grand collectionneur de jouets, quel lien faites-vous entre ces produits dérivés parfois produits à des milliers d’exemplaires et les pièces uniques de votre collection ?

C’est le lien de ma passion, du regard que je porte sur un objet. Je trouve fascinant de posséder toutes les phases de l’histoire d’un objet depuis le mot, l’idée, puis le concept et enfin l’accessoire créé pour un film. L’accessoire devient parfois ensuite un produit dérivé qui suit son propre processus de production.

 

Quelle place occupent les jouets dans le livre ?

Une petite place, tout de même, sur L’Homme qui valait 3 milliards, les Aventuriers de l’Arche perdue, Star Wars ou Alien… Nous voulions ne mettre plus, mais nous avons décidé de plus humaniser le livre, à l’image de ce que nous avons fait en faisant porté les costumes par des comédiens.Et puis, nous avons réalisé que parfois le fait de faire cohabiter un jouet avec les objets de cinéma auxquels il correspond ne fonctionnait pas toujours visuellement. Nous y accorderons probablement un plus grande place dans un ouvrage à venir.

 

La rédaction de ToyzMag remercie chaleureusement Patrice Girod et Arnaud Grunberg pour ces échanges.

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Générations Science-Fiction par Arnaud Grunberg et Patrice Girod sortira mercredi 2 décembre 2015 aux éditions Bragelonne.

 

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2 Responses à " Générations SF : interview exclusive d’Arnaud Grunberg "

  1. Greg dit :

    C’est une belle histoire, celle de la main de Luke [NDLR : mentionnée par Patrice Girod dans l’interview publiée hier dans nos colonnes]. Peut-être que l’histoire du nouveau film tourne autour de collectionneurs ?

    SPOILER ? ou supposition ?

    • Blaster dit :

      Je dirais supposition même si la trajectoire de ces objets (entre ROTJ et ce quon a vu de TFA) interroge. Si l’on ajoute les indices d’Aftermath (le premier roman dans le parcours vers l’Episode VII), on voit clairement qu’il existe des nostalgiques de Vader qui cherchent des reliques. Peut-être s’agit-il d’une secte, un peu comme le Krath des comics Tales of the Jedi. Je crois me rappeler que JJ Abrams avait nié que Kylo Ren était un sith.









































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