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Disney presque centenaire et toujours en pleine croissance

Le premier trimestre de l’année fiscale américaine a pris fin début janvier 2016, Disney (TWDC) publie donc ses premiers résultats et ils sont sans surprise… ou presque.

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Le chiffre d’affaires sur le premier trimestre FY2016 (T4 2015 pour le calendrier civil) a cru de 14% à 15,244 milliards de dollars pour un revenu net en hausse de 32% à  2,88 milliards de dollars.

Concrètement pour les actionnaires, c’est le dixième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres (donc supérieure à 10%) des revenus par action.

Tous les segments (médias, parcs, studios, produits dérivés) de l’activité du groupe connaissent une croissance d’au moins 8% de leur chiffre d’affaires. Seuls les studios affichent la croissance insolente de 46% du CA (2,7 milliards) grâce à Star Wars, à la fois du fait de la sortie de l’Episode VII au cinéma et de la diffusion à la télé des premiers épisodes de la saga. L’évolution de leur revenu opérationnel est cependant plus contrastée : les médias et réseaux ont perdu 6% (1,41 milliard) alors que les parcs et les produits dérivés ont crû de 22-23% (à un peu moins de 1 milliard chacun) et que les studios doublaient presque (+86%) leur revenu opérationnel de 2015 avec un peu plus d’un milliard de dollars.

Concernant les parcs d’attraction et les resorts, les parcs américains font office de locomotive. Les coûts d’exploitation supérieurs et la baisse de la fréquentation de Disneyland Paris sur ce trimestre est principalement dû aux mesures de sécurité et aux quatre jours de fermeture décidés à la suite immédiate des attentats du 13 novembre 2015. En Asie, l’ouverture du parc de Shanghai a nécessité des investissements importants.

Les produits dérivés et interactifs ont représenté sur le trimestre échu un chiffre d’affaires de presque 2 milliards de dollars en augmentation de 8% par rapport à l’an dernier. Toutefois la rentabilité semble accrue sur cette fin 2015 : le revenu opérationnel a lui crû de 23% à 860 millions.  C’est principalement dû à la croissance du licensing et, dans une moindre mesure, de l’édition et des jeux,  et ce malgré la baisse des ventes de détail et le choc monétaire induit par la hausse du cours du dollars faisant chuter les ventes à l’international (un phénomène déjà expliqué dans notre analyse des résultats d’autres entreprises comme Hasbro ou Mattel). C’est bien entendu Star Wars qui concourt le plus à cette croissance ; les jouets relatifs au nouveau film étant sur le marché depuis le 4 septembre, le fameux Force Friday. C’est encore Star Wars qui sauve la mise sur les jeux vidéo, Battlefront prenant la relève de Disney Infinity. Les ventes au détail ont souffert également d’une essoufflement (relatif, nous l’avons déjà vu) de la licence La Reine des neiges (Frozen) qui n’a été que partiellement compensé par les excellents résultats de Star Wars.

 

 

 

 

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