Bob Iger dévoile les plans de Disney

A 65 ans, Bob Iger s’apprête (en 2018) à quitter un empire économique qu’il a considérablement étendu au cours des onze années de son règne. Dans une interview accordée au magazine The Hollywood Reporter, entre deux-trois réparties sur le football (US) et sur la politique, Iger glisse des informations intéressantes sur Star Wars, Indiana Jones et l’industrie du cinéma et du divertissement.

A son tableau de chasse figurent les acquisitions les plus coûteuses (et les plus astucieuses) du secteur : Pixar (7,4 milliards de dollars en 2006), Marvel (4 milliards de dollars en 2009) et Lucasfilm (4,1 milliards de dollars en 2012) et le redressement d’une compagnie un peu vieillotte.

La question de l’identité de chacune de ces entreprises semble centrale pour Iger qui a pris des décisions d’investissement colossal en veillant à ne pas contrarier les processus créatifs propres à chaque entité. Une liberté dont profitent amplement Kevin Feige, Kathleen Kennedy et le duo John Lasseter/Ed Catmul.

Star Wars, Indiana Jones : Lucasfilm au cœur des interrogations

Pourtant Lucasfilm fait couler pas mal d’encre et cause un peu de souci à Iger. Les gros titres autour du reshoot de certaines scènes de Rogue One : A Star Wars story ont laissé des traces. Iger se veut rassurant. Le film qu’on lui a montré est bon.

Indiana Jones réserve des surprises, une fois passé la suite (Indiana Jones 5), on pourrait bien avoir droit au fameux reboot dont on nous rabat les oreilles depuis des années. L’acteur retenu pour jouer le jeune Han Solo se verra-t-il confier l’autre grand rôle d’Harrison Ford ?

Marvel Studios vs Marvel

La liberté laissée à Kevin Feige se fait surtout au détriment du patron de Marvel, Ike Permlutter puisque la branche cinéma a quitté le giron de Marvel Entertainment pour répondre directement à Alan Horn, le grand manitou des films chez TWDC et accessoirement président des Walt Disney Studios.  On sent d’ailleurs qu’entre Bob et Ike, l’ambiance n’est pas toujours au beau fixe.

 

Hégémonie et concurrence

Les activités TV de TWDC, peut-être moins bien connues en Europe, connaissent des développements intéressants notamment du fait de l’érosion des audiences de ses chaînes sportives (ESPN ) et généralistes (ABC). En voulant contrôler la distribution (via Hulu), Disney  ne se fait pas que des amis dans le secteur.

Ce qui vaut à Bob Iger quelques saillies drolatiques à l’encontre de ses concurrents comme le distributeur (câblo-opérateur) Comcast qui s’est récemment (en avril 2016) lancé dans l’animation en rachetant Dreamworks pour 3,8 milliards de dollars après avoir exploré l’exploitation de parcs d’attraction via le rachat, en septembre 2015, de Universal Studios Japan pour 1,45 milliard de dollars.

Au rayon de la compétition internationale, notons l’irruption d’un concurrent chinois dans le jeu bien huilé de Disney. Le groupe Wanda se pose clairement en contestataire  du leader mondial. Le groupe est mentionné à plusieurs reprises dans l’interview du THR, notamment autour de la question de la percée de Disney en Chine continentale (via l’ouverture de son parc à Shanghaï) et de la réaction épidermique et un brin aggressive d’un dirigeant du groupe chinois. Nous en profitons pour attirer l’attention de nos lecteurs français sur cet acteur méconnu (en Europe) du secteur. Il se pourrait bien que Wanda joue un gros coup en France puisque le groupe s’est récemment associé au groupe Auchan pour le lancement du projet EuropaCity (dans le Val-d’Oise), un complexe gigantesque dédié à l’entertainment et aux loisirs à quelques kilomètres au nord de Paris.

Pour finir, THR a publié une infographie plutôt bien fichue sur la contribution des différentes filiales aux revenus (bruts et nets) du groupe.

DisneyFinancials

 

 

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1 Response à " Bob Iger dévoile les plans de Disney "

  1. sith dit :

    Les gros titres autour du reshoot de certaines scènes de Rogue One : A Star Wars story ont laissé des traces. Iger se veut rassurant. Le film qu’on lui a montré est bon.
    ça fait quand même un peu peur. La guerre n’étant pas par définition « joyeuse », je pense que l’ajout d’humour (potache ou non)au milieu d’autres scènes ne sera peut être pas bien accueilli…….



































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