Impression 3-D: quel impact sur les jouets ?

L’impression 3-D est le phénomène à la mode. Elle affole les rédactions qui fantasment sur les fabrications d’armes à domicile. Elle titille les industriels qui craignent de perdre des parts de marché face à des productions « maison ». Elle intrigue les fans de jouets et surtout les customizers qui se demandent bien quand ils pourront reproduire facilement certaines pièces chez eux. Une innovation technologique qui selon le journal Le Monde pourrait donc avoir des conséquences sur l’industrie du jouet.

 Une imprimante 3D de l'entreprise CBPrinter RMINGAY REX FEATURES SIPA AP

Customs et moulages

Jusqu’ici la copie de pièces est limitée aux customizers, ces fans de jouets qui préfèrent créer leurs propres modèles. La technique habituelle (outre l’achat de figurines multiples, les kitbashing, le boil and pop…) réside dans le moulage de pièces par certains (qui distribuent à des échelles plus ou moins grandes leur production).

Avec une imprimante 3-D plus besoin de pressure pot, des moules en silicone, de résine à mélanger… Toute l’opération pourrait devenir aussi simple que le scan d’un document. Cela vaudra aussi pour la production de créations originales par des structures de type Third Party ou pour des accessoires (armes, éléments de décors pour diorama…).

Vers un nouveau modèle économique ?

Cette innovation technologique grand public va amener les fabricants de jouets à penser leur propre innovation et à développer leur valeur ajoutée. Certains fabricants sont en première ligne face à la menace de la duplication infinie de leurs pièces : LEGO notamment avec ses briques monochromes aurait du souci à se faire. De quoi s’interroger sur la précarité du statut récemment conquis de n°2 mondial du jouet.

Dans un registre moins grand public, les figurines monobloc de type jeux de rôle produites par Games Workshop sont aussi  sur la liste des espèces en voie de disparition. L’absence de peinture des figurines originales expose le fabricant à cette forme de concurrence. Sur ce segment, l’innovation la plus simple resterait la vente de figurines pré-peintes, mais ce hobby compte de nombreux peintres de talent et de précision (c’est même le principe de ces jeux, peindre ses propres figurines) qui risquent de compliquer le business model encore plus.

Bien sûr certaines figurines plus complexes du point de vue de l’articulation ou de la peinture comme les super-héros ou les figurines de licences très recherchées par les collectionneurs et les enfants, pourront sans doute échapper à la copie « maison ».

Face à une transformation aussi brutale du marché, l’innovation s’annonce comme la solution. On décèle peut-être déjà une piste dans l’évolution du marché du jouet depuis deux ans (lire notre dossier sur le marché des figurines). L’électronisation des figurines s’annonce comme la bouée de sauvetage d’une industrie qui jusqu’ici comptait surtout sur le pétrole et les licences pour s’en sortir. L’entrée en jeu d’acteurs agressifs venus du jeu vidéo comme Activision (Skylanders) de l’entertainment (Disney Infinity) ou le retour des jouets électroniques chez les grands fabricants (Furby chez Hasbro, Fijit chez Mattel ou Tamagotchi chez Bandaï), laissent penser que l’électronique sauvera le plastique. En espérant que cela ne se limite pas à des action features peu crédibles…

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1 Response à " Impression 3-D: quel impact sur les jouets ? "

  1. Fansolo dit :

    C’est vertigineux !









































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