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Oui, je connais le gars qui a fini par remporter en cassation le procès que lui avait fait le maire d'Orléans en 2008 : c'est moi !
FCA : Star War dans Metal Hurlant Posted on 17 mars 20173 Comments
Oui, je connais le gars qui a fini par remporter en cassation le procès que lui avait fait le maire d'Orléans en 2008 : c'est moi !

metl

Et voici un souvenir reconstitué : en 1977, j’avais cinq ans : un chouïa trop petit pour aller voir La Guerre des Etoiles (je me suis rattrapé 3 ans après avec L’Empire Contre-Attaque). Et trop jeune aussi pour lire la revue Metal Hurlant, clairement destinée aux adultes ainsi que mentionné explicitement sur la couverture.

adultes

En fait, le numéro 22 qui paraît en octobre a certainement eu un public plus large…

gg2

Il me semble intéressant de revenir sur la double page consacrée à Star Wars de ce magazine. Paru en effet certainement tout début octobre, il passe à côté du titre français finalement retenu “La Guerre des Etoiles” et commet trois erreurs :

  • il écorche le titre original en oubliant le “s” final à wars
  • il écrit “Guerre Galactique” au singulier en haut de page
  • il écrit “guerres galactiques” dans l’article.

gg

On sait, depuis les recherches dans des ouvrages publiées récemment, que la première traduction française du titre Star Wars était “Guerres Galactiques”. Explication de texte !

guerres galactiques

Un certain Jean-Pierre Dionnet cache mal son enthousiasme devant ce qu’il appelle encore « Star War » (oui, sans le « s »). Il a manifestement vu le film le 12 juin 1977 à Time Square à New York et sa critique est dithyrambique. un prudent “peut-être” vient nuancer un tout petit peu l’ensemble.

prologue Il faut dire que Métal hurlant est un journal de bande-dessinée s’adressant plutôt aux adultes (mais les grands ados doivent le lire plus ou moins en cachette) et qu’il est très tourné SF/Heroic Fantaisy avec un peu de sexe et de « heavy metal » juste ce qui faut. A en juger par la couverture, c’est un état d’esprit joyeusement trash qui préside la ligne éditoriale mais on retrouve aussi des dessinateurs comme Druillet déjà bien “influenceurs” de space-opéra (cf Lone Sloane, quasi anagramme de Han Solo !). La double page centrale est une des meilleures critiques parues en 1977 et quand on sait ce qu’est devenu Dionnet par la suite, on salue l’instinct visionnaire précurseur. La fulgurance de ses phrase et la perception des enjeux du film sont bluffantes !

compris

Mieux que ça, certains passages pourraient même correspondre à la description de Rogue One, preuve que Gareth Edwards a saisi presque 40 ans plus tard l’essence même de la saga :

formulesLes formulations que j’ai surlignée (infralames, planetoïde…) pourraient faire sourire mais elles ont une certaine… “Force” qui invitent au respect ! L’homme a aussi compris où Lucas a -en partie- puisé. On sait maintenant que les publications SF françaises ont aussi inspiré certains concepteurs de story-board !

star war

En revanche on se demande quand même comment Dionnet a compris que Death Star serait traduite par “Etoile Noire” ?

etoile noire

A noter que l’édito de la page 3 (encore rédigé par Dionnet) insiste : « STAR WAR (Guerre Galactique) est le plus beau film du monde, dit le chroniqueur. Exagère-t-il ? ». On s’amuse rétrospectivement de cette traduction trouvée par Dionnet : « Guerre Galactique » est-il un titre qui aurait pu traverser le temps ?

edito

Oui, je connais le gars qui a fini par remporter en cassation le procès que lui avait fait le maire d'Orléans en 2008 : c'est moi !

3 comments

  1. Toutes mes félicitations pour cette belle trouvaille ! Et quel plaisir de revoir cette couverture de Voss , lui même auteur d’ un certain ” Kar war”. Comme quoi …

  2. Toujours sympa de découvrir des critiques d’époque sur La Guerre Des Etoiles.
    On le savait déjà mais cet article confirme que Star War 🙂 était une révolution en 1977. Merci Fansolo pour tes trouvailles que toi seul trouve encore.

    Dommage que les nouveaux films ne prennent aucun risque. Ils sont plaisants certes et superbes, mais pas “révolutionnaires”. Des films Disney…

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